2016-06-STAPSEvaluationContratConfiance

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Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)
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Le département STAPS a mis en place l'évaluation par contrat de confiance (EPCC)

Toujours à la recherche d’une forme d’amélioration dans la transmission des contenus de formation, le département des STAPS de Tarbes vous propose un récit d’expérience de la part de trois enseignants : Frédérique Tabory, Eric Margnes et Marc Tabory. Une précision, cette proposition est mise en œuvre avec des étudiants qui se destinent à l’enseignement.

L’EPCC, une fausse idée neuve !

L’Evaluation par contrat de confiance1 (EPCC) a été créée en 1988 par A. Antibi qui a publié un livre en 20032. Nous nous sommes emparés de cette procédure l’année suivante.
De quoi s’agit-il ? Nous fournissons, en milieu de semestre, une liste de questions aux étudiants. Elles doivent balayer la totalité du cours. L’étudiant est averti que l’une de ces questions sera le sujet d’examen. Bien entendu, nous ne révélons jamais de laquelle il s’agit.
L’étudiant effectue un apprentissage autorégulé3. Pour apprendre, il doit accepter d’engager une certaine quantité d’effort pour parvenir au but qu’il s’est fixé mais il est également libre de renoncer aux efforts consentis. Nous avons constaté un investissement très important de nos étudiants grâce à cette procédure évaluative.
Nous suivons ici la théorie constructiviste4 des apprentissages. L’étudiant, face à une difficulté, posée ici par la question de l’EPCC, va élaborer des solutions. Il n’apprend plus par cœur, il digère, manipule le contenu pour le mettre en relation avec les cours suivants ou précédents. L’erreur prend dès lors un statut positif5 pour l’enseignant qui est plus à même de détecter les difficultés de compréhension ou de maîtrise des concepts transmis.
En somme, cette EPCC repose sur la procédure du gagnant-gagnant6. L’enseignant gagne parce qu’il met ses étudiants au travail. L’apprenant gagne parce qu’il sait que son travail sera récompensé par une note correcte qui ne devra rien au hasard du sujet d’examen. Nous répondons ainsi à une double mission de l’université : transmettre des connaissances et attester de la qualité de restitution de ces connaissances. 

Les deux erreurs flagrantes à éviter !

La plus commune, au moment de l’examen, est d’en demander plus aux étudiants, en quantité comme en qualité. La seconde consiste à noter plus durement. Rappelons qu’en adoptant cette procédure d’évaluation, notre objectif est de favoriser la mise au travail des étudiants et non d’exiger plus qu’il n’est raisonnable dans le temps imparti de l’épreuve d’examen.
 

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1http://mclcm.free.fr/
2A. Antibi, La constante macabre. 2003
3J.P. Famose, L’apprentissage autorégulé. In Objectif concours. Se préparer à l'Ecrit 2 d'EPS. M. Tabory – R. Mailhé - 2006
4J. Kerzil, Constructivisme. L'ABC de la VAE. Toulouse ERES - Éducation - Formation 2009
5J.P. Astolfi, L’erreur, un outil pour enseigner. 2011
6F. Delivré, Le pouvoir de négocier. S'affronter sans violence : l'espace gagnant-gagnant en négociation - 3e Ed. 2013