Anthropologie de l'hypermodernité

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Anthropologie de l'hypermodernité

Présentation

Anthropologie de l’hypermodernité
Enseignant : Jocelyn Lachance

Ce cours a pour objectif de clarifier la contribution d’une approche socio-anthropologique à une réflexion sur l’analyse des sociétés hypermodernes (Aubert, 2006), en interrogeant la diversité des injonctions sociales qui pèsent sur l’individu contemporain. Dans un premier temps, il s’agira de montrer la valeur heuristique du concept d’invariant anthropologique, qui insiste sur le repérage des logiques qui perdurent dans la condition humaine, indépendamment de la transformation des sociétés au fil du temps (Bouvier, 2000 ; Hamel, 2003 ; Lachance, 2012). Nous verrons alors que l’approche socio-anthropologique permet de se méfier du constat de nouveauté de phénomènes en apparences propres aux sociétés hypermodernes qui, bien souvent, réactualisent des logiques qui lui ont préexisté dans les sociétés modernes, voire même dans les sociétés de la tradition (Balandier, 1996). Un examen de l’omniprésence des rites et de la ritualisation dans les sociétés hypermodernes nous permettra d’emblée de réfléchir à la permanence des actions cherchant à neutraliser les émotions et à organiser la vie sociale de manière à en assurer la permanence (Wulf, 2007).

Nous appliquerons par la suite une lecture socio-anthropologique à trois phénomènes contemporains resitués dans un temps long, afin d’illustrer la diversité des domaines de l’existence concernés les transformations récentes du rapport de l’individu au monde. Tout d’abord, le phénomène du harcèlement sera analysé comme l’héritage de sociétés arrivant difficilement à neutraliser la violence dans tous les espaces et les temps investis par les individus. En revenant sur les modalités ancestrales du traitement de la violence et sur les tentatives des systèmes judiciaires modernes d’enrayer la vengeance (Girard, 1972), nous verrons comment des logiques en apparences archaïques peuvent ressurgir dans les interactions entre des individus redevenus responsables de leur défense. Nous explorerons ensuite le rapport contemporain des individus à la mort, en vérifiant quelles sont les particularités contemporaines de la gestion du deuil (Thomas, 1985 ; Déchau, 2001 ; Julier-Costes, 2016). Une fois de plus, la responsabilisation croissante des individus se sentant généralement isolés pour affronter la mort d’un proche apparaît comme une particularité des sociétés hypermodernes qui n’échappent pas à la nécessité de voir exister des rites de deuil pour assurer son fonctionnement. Finalement, en analysant la séparation récente de la parentalité, de la conjugalité et de la sexualité dans les sociétés contemporaines (Giddens, 2004), nous verrons que l’individu se présente de plus en plus comme étant le responsable de la recomposition de la relation entre ces trois dimensions de l’existence (Ménard, 2017). Il résultera de ce cours une réflexion plus générale sur la confrontation de l’acteur social aux grands enjeux de la condition humaine dans le contexte hypermoderne.

Bibliographie succincte :

- Aubert, N. (2006). L’individu hypermoderne. Toulouse, Eres.

- Balandier, G. (1996). Anthropo-logiques, Paris, Presses Universitaires de France.

- Bouvier, P. (2000). La socio-anthropologie, Paris, Armand Colin.

- Déchaux, J.-H. (2001). « La mort dans les sociétés modernes : la thèse de Norbert Elias à l’épreuve », L’Année sociologique, vol.51, n° 1, pp.161-183.

- Giddens, A. (2004). La Transformation de l’intimité : Sexualité, amour et érotisme dans les sociétés modernes, Paris, ed. du Rouergue 

- Girard, R. (1972). La violence et le sacré, Paris, Grasset.

- Hamel, J. (1997). « La socio-anthropologie, un nouveau lien entre la sociologie et l’anthropologie », Socio-anthropologie, [En ligne], n° 1.

- Julier-Costes, M. (2016). « Socio-anthropologie du deuil chez les jeunes. La mort d’un ami à l’ère du numérique », in D. Jeffrey, J.

- Lachance & D. Le Breton [dir.], Penser l’adolescence. Approche socio-anthropologique, Paris, PUF, pp.125-138.

- Lachance, J. (2012). Socio-anthropologie de l’adolescence, Québec, Presses de l’Université Laval.

- Ménard, G. (2017). Religion et sexualité à travers les âges, Québec, Presses de l’Université Laval.

- Thomas, L.-V. (1985). Rites de mort. Pour la paix des vivants, Paris, Fayard. 

- Wulf, C. (2007). Une anthropologie historique et culturelle, Paris, Téraèdre.

Volume horaire

  • CM : 10H

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Lieu(x)

  • Pau