Mobilités en transition

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Mobilités en transition

Présentation

Enseignant : Joël Meissonnier

En quoi le regard sociologique peut être utile à l’analyse des transitions vers des mobilités plus durables ? La question constituera le fil conducteur de cette UE. Après avoir décortiqué la polysémie du concept valise de mobilité, nous présenterons l’intérêt des théories sociologiques pour appréhender cet objet d’étude que revendiquent aussi géographes, urbanistes, économistes, psychologues et ingénieurs de trafic. Nous focaliserons notre propos sur le thème des pratiques de déplacements quotidiens et nous analyserons les ressorts historiques de l’avènement de l’automobilité (Dupuis, 1999). L’automobile fait désormais « système », ce qui complexifie la mise en œuvre de politiques publiques de mobilités durables. Toutefois, certains auteurs repèrent une évolution de la conscience écologique (Bigot, Hoibian, 2010) et une lente évolution de l’image des modes de transport chez les Français (Kaufmann, Tabaka, Louvet, Guidez, 2010). Concrètement, qu’en est-il des pratiques ? À partir de nos propres recherches nous illustrerons les conséquences de l’arrivée de nouveaux véhicules (vélos en libre-service, vélos électriques, voitures hybrides, renouveau des tramways, trottinettes…), de l’avènement de nouvelles modalités d’usage des véhicules moins étroitement liées au fait d’en être propriétaire (covoiturage, autopartage, location entre particuliers, location longue durée…), de la mise en place de politiques publiques temporelles (en faveur du télétravail et de la reconsidération des horaires et rythmes de la cité) et de management de la mobilité (visant notamment la mise en place de plans de déplacement d’entreprises), et enfin de la mutualisation des données des opérateurs de transport permises par les AOM (Autorités Organisatrice des Mobilités) en vue d’une meilleure inter-opérabilité des systèmes (intégration horaire et tarifaire) afin de permettre une réelle intermodalité.

Le cours établira un parallèle entre les politiques publiques énergétiques existantes (relatives à la qualité intrinsèque de l’habitat) et celles qu’il reste à imaginer (relatives aux choix de localisation résidentielle) en vue de réduire les distances de déplacement quotidien et/ou de rendre plus cohérente l’accessibilité des logements avec les besoins de mobilité de leurs résidents (Korsu, Massot et Orfeuil, 2012). Il pointera le risque d’une transition vers des mobilités durables dont certaines catégories de population, plus vulnérables, seraient laissées à l’écart, ou pour lesquelles la transition est pénalisante. L’outillage sociologique permet ici d’analyser les inégalités sociales dont certains comportements de mobilité (ou d’immobilité) sont le signe (Le Breton, 2005). À l’aide de la notion de motilité (Kaufmann, 2004) nous inviterons les étudiants à considérer les potentialités à être mobile comme une nouvelle forme de capital dont la distribution est inégalitaire. À la suite des travaux de Mickaël Flamm (2005), nous envisagerons la mobilité quotidienne comme une pyramide inversée ou encore comme un iceberg doté d’une partie immergée visible (les pratiques mesurables par comptages ou enquêtes quantitatives) et de trois faces immergées plus difficilement observables, ce qui plaide en faveur d’approches qualitatives complémentaires aux approches quantitatives pour appréhender les processus de transition à l’oeuvre.

Bibliographie succincte :

- Bigot R., Hoibian S. 2010, Les Français avancent à grands pas sur la longue route écologique, Cahier du CREDOC, n° 27

- Dupuis G. 1999, La dépendance automobile, symptômes, analyses, diagnostic, traitements, Paris, Anthropos-Economica.

- Flamm M. 2005, A qualitative perspective on travel time experience, Conference Paper for STRC-2005 - 5th Swiss Transport Research Conference - Monte Verità, Ascona, March 9-11 2005, http://www.strc.ch/pdf_2005/STRC05_A2_Flamm.pdf

- Kaufmann V. 2004, « La mobilité comme capital », in Montulet B., Kaufmann V. (éds.), Mobilités, fluidités… libertés ?, Bruxelles, Publication des Facultés Universitaires St-Louis, pp. 25-41.

- Kaufmann V., Tabaka K., Louvet N., Guidez J-M., 2010, Et si les Français n’avaient plus seulement une voiture dans la tête ? Evolution de l’image des modes de transport, Lyon, Edition CERTU.

- Korsu E., Massot M-H., Orfeuil J-P. 2012, Le concept de ville cohérente, penser autrement la proximité, Paris, La Documentation française.

- Le Breton E. 2005, Bouger pour s’en sortir – Mobilité quotidienne et intégration sociale, Paris, Armand Colin

Volume horaire

  • CM : 10H

Examens

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  • Pau