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Réseaux, temporalité et mobilité

Présentation

Enseignant : Évelyne Barthou

L’objectif de cet EC est de penser l’articulation entre réseaux, temporalité et mobilité à travers le prisme de la sociologie des migrations. Nous reviendrons ici sur trois figures de migrants (connecté, transmigrant et climatique) qui illustrent bien les multiples transitions à l’œuvre dans nos sociétés.

En sociologie des migrations, la figure du migrant déraciné et doublement absent (Sayad, 2006) s’est en partie effacée au profit de celle du migrant connecté et doublement présent (Diminescu, 2005). Celle-ci souligne de façon accrue les transformations des frontières géographiques et symboliques et révèle la permanence de la dialectique présence/absence. Les TIC facilitent à différents niveaux la mobilité, dans le parcours migratoire ou le lien avec la famille et la diaspora, mais elles soulèvent aussi des enjeux de surveillance et de contrôle, et ce, par les autorités mais aussi par la famille et les proches, poussant certains migrants à entrer dans des logiques de déconnexion afin de pouvoir « reprendre le contrôle ».

Les migrants transnationaux ou transmigrants, sont des migrants qui développent et entretiennent des relations sociales multiples, liant ensemble leurs sociétés d’origine et de résidence en transcendant les frontières internationales (Glick Schiller et al., 1995). Nous verrons que pour ces transmigrants la circulation migratoire dévoile des identités multiples, questionne la conception classique de l’intégration et participe ainsi à de nouvelles formes de cosmopolitisme (Tarrius, 2000). Nous nous intéresserons particulièrement à l’espace social transnational, qui, étant dessiné par l’ensemble des réseaux sociaux transnationaux d’un groupe, permet de penser la capacité des individus à développer simultanément des relations au sein d’une multiplicité de champs sociaux sur des espaces disjoints (Lacroix, 2003).

Enfin, nous questionnerons dans cet EC la figure émergente du réfugié ou migrant climatique en revenant tout d’abord sur la difficile conceptualisation de ce phénomène ainsi que les enjeux juridiques, sociaux et politiques qu’elle soulève. Ces migrants viennent bousculer les circuits traditionnels de la migration car la mobilité peut se faire à l’échelle internationale, mais aussi et surtout à un niveau régional et local, et qu’elle touche à la fois les pays en voie de développement et les régions les plus riches. Nous analyserons enfin les mobilités climatiques comme l’articulation entre des dynamiques écologiques, économiques, politiques et sociales.

 

Bibliographie succincte :

- Arjun Appadurai, Modernity At Large: Cultural Dimensions of Globalization. Minneapolis : University of Minnesota Press, 1996.

- Cristel Cournil et Chloé Vlassopoulos, Mobilité humaine et environnement Du global au local, Editions Quae, 2015.

- Dana Diminescu, « Le migrant connecté : pour un manifeste épistémologique », Migrations Société 102, pp. 275-293, 2005.

- François Gemenne, « L’environnement, nouveau facteur de migration ? », Christophe Jaffrelot éd., L’enjeu mondial. Les migrations. Presses de Sciences Po, 2009, pp. 137-145.

- Nina Glick Schiller et al., Toward a Transnational Perspective on Migration, New York, The New York Academy of Sciences, 1992.

- Thomas Lacroix. Espace Transnational et Territoires. Les Réseaux Marocains du Développement. Géographie, 2003.

- Mihaela Nedelcu, Le migrant online. Nouveaux modèles migratoires à l’ère du numérique. Paris, L’Harmattan, 2009.

- Cecilia Tacoli, « Crisis or adaptation ? Migration and climate change in a context of high mobility ». Environment and Urbanization, vol. 21, n° 2, 2009, p. 513.

- Alain Tarrius (collaboration Lamia MISSAOUI). Les nouveaux cosmopolitismes. Mobilités, identités, territoires, Éditions de l’Aube, 2000

- Abdelmalek Sayad, L’Immigration ou les paradoxes de l’altérité. 1. L’illusion du provisoire, Paris, Éditions Raisons d’agir, 2006.

Volume horaire

  • CM : 10h

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