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- Licence Histoire
- L1 et L2 communes, L3 parcours Enseignement-Recherche
- UE 1 - Savoirs thématiques fondamentaux
UE 1 - Savoirs thématiques fondamentaux
ECTS
12 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Liste des enseignements
Histoire moderne
6 créditsHistoire contemporaine
6 crédits
Histoire moderne
ECTS
6 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
Histoire moderne, Histoire moderne
Lumières, politique et révolutions
Années 1750 - Avènement de Napoléon Bonaparte, 1799
(Conseils et fiches de complément sur elearn jusqu’à 1815 pour le futur CAPES en fin de L3 en S6)
Ce cours clôt la formation de licence en histoire moderne autour du royaume de France, de son destin et de ses mutations tant dans le domaine économique, culturel, politique, que religieux au 18ème siècle. A partir de la 2ème partie de ce siècle, le royaume de France vit une période d’expansion économique et culturelle sans précédant tout en faisant face aux difficultés d’un héritage monarchique et féodal à bien des égards très complexe. La monarchie progresse au-dessus d’une société de plus en plus alphabétisée, acculturée, contestataire aussi, tout en engageant des réformes éclairées dans tous les domaines. Sans véritable appareil de représentation nationale et législative, le roi de France demeure le seul à décider même si ses marges d’autorité sont très limitées par les corps intermédiaire (clergé, parlements, provinces autonomes, etc). Isolés à la cour de Versailles, encore très influente, les souverains Louis XV (1715-1774) puis Louis XVI (1774-1792) accompagnent tant bien que mal une nation naissante jusqu’à solliciter ses conseils dans les années 1787-1788 et 1789.
On portera une attention particulière à l’année révolutionnaire de 1789 qui révèle les forces et les faiblesses d’un peuple et de son roi dans leur désir de former une seule nation souveraine. On tentera de comprendre comment cette révolution fut à la fois une immense rupture, allant très au-delà de ce qu’un peuple pouvait supporter en brisant son unité et au final sombrer dans la guerre civile ; en même temps on traitera des continuités qui ont prolongé l’oeuvre monarchique, sous les régimes républicains du Directoire au Consulat puis l’Empire.
Histoire contemporaine
ECTS
6 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
Histoire contemporaine, Histoire contemporaine
La France et les Français d’une crise à l’autre : années 1930-années 1970
Le cours propose d’envisager une séquence particulièrement intense et contrastée de l’histoire de France, celle qui va de la crise des années 1930 à l’autre grande crise, celle des années 1970. Cette période, marquée par de fortes ruptures, est en effet riche en contrastes ; elle connaît certes des moments de croissance économique (les « Trente Glorieuses ») mais semble marquée par un état de crise permanent : crise générale (économique, sociale et politique) des années trente (antiparlementarisme, ligues, antisémitisme, etc.) ; profonde crise pendant la Seconde Guerre mondiale (disparition de la République, collaboration avec l’ennemi, etc.) ; crise de l’immédiat après-guerre (retour des déportés, épuration, naissance d’une nouvelle République, etc.) mais qui apparaît, comme souvent avec les crises, comme un moment de renouveau. La IVe République, si elle permet à la France de retrouver une indéniable croissance économique, n’en reste pas moins marquée par une instabilité politique permanente, une culture de guerre froide clivante, et notamment par les guerres de décolonisation. La Ve République apporte la stabilité institutionnelle espérée, achève la décolonisation et surtout renforce la vocation européenne de la France ; mais les années 1960 sont celles d’une accélération des transformations sociales (immigration, fin des paysans, apogée de la « France ouvrière », début de l’affirmation des femmes et des jeunes comme acteurs politiques). La crise économique des années 1970 – que l’on interprète souvent de nos jours comme le début de la mondialisation – touche un pays qui connaît déjà de puissants blocages (Michel Crozier, La société bloquée, 1970), mais est marquée par des effets délétères : le chômage de masse devient structurel, les « corporatismes » s’exacerbent, le néo-fascisme s’installe durablement (Front national, Parti des Forces Nouvelles) et la France n’échappe pas aux « années de plomb ». Pourtant, les années Giscard sont aussi celles d’une réelle modernisation de la société française, qui fait davantage de place aux jeunes comme aux femmes. Elles sont également celles de d’une affirmation plus volontariste de la vocation européenne de la France.
Le cours magistral sera accompagné de TD qui permettront d’approfondir un certain nombre de thématiques.