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- Master
- Master Mention Arts, lettres et civilisations (LiLAC)
- Parcours Lettres et arts
- UE 3 - Séminaires de recherche disciplinaire
UE 3 - Séminaires de recherche disciplinaire
ECTS
12 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
- Séminaire de recherche disciplinaire Cours Magistral54h
Liste des enseignements
Au choix : 1 à 3 parmi 3
Plasticité du texte poétique : les expérimentations graphiques depuis la fin du XIXe siècle
ECTS
4 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
Séminaire lettres
Ce séminaire concerne les expérimentations poétiques qui accordent une large place à l’aspect visuel du texte (disposition de l’ensemble, espacements des unités internes, jeux sur la typographie), de la fin du XIXe siècle à nos jours.
Il s’agira de comprendre le contexte d’émergence et de développement de ces pratiques, dans leur diversité, de se doter d’outils de description qui permettent d’analyser de façon rigoureuse les textes en mettant en valeur les relations entre le travail sur l’aspect visuel et la conception du vers, de la syntaxe ainsi que l’organisation sémantique du poème. Ce sont donc aussi les effets sur la lecture et l’interprétation du texte qui retiendront notre attention.
Une large partie du séminaire est consacrée à l’analyse stylistique de poèmes choisis (mis à disposition sur elearn), l’objectif étant de mettre en valeur la façon dont le signifiant graphique participe aux enjeux textuels et dont la langue et le discours, notamment lyriques, sont plus largement interrogés ou renouvelés.
Isabelle Chol
Non-fiction : du document au documentaire
ECTS
4 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
Séminaire lettres
Le séminaire est consacré à l'adaptation des textes de non-fiction (essai, biographie, enquête, témoignage, étude, théorie, etc.) et de poésie au cinéma. Par-delà les études sur les adaptations au cinéma de fictions littéraires, nous nous poserons la question de la possibilité d’un “cinéma de poésie” et d’une “adaptation documentaire”, expression paradoxale puisque le cinéma documentaire conçu comme une enquête ouverte ne peut a priori pas procéder d’un texte préexistant.
Nous partirons d’une réflexion théorique sur la frontière entre fiction et non-fiction en littérature et au cinéma (en insistant sur la catégorie problématique d’ « essai cinématographique »), pour aborder le cas des cinéastes qui se consacrent à des films procédant de textes non-fictionnels (Richard Dindo, le couple Straub-Huillet) et poétiques (Jean-Daniel Pollet), ou d’écrivains-cinéastes qui adaptent leurs propres textes non-fictionnels (Guy Debord, Georges Perec).
Sur le plan critique, nous nous baserons surtout sur les travaux de Gérard Genette, Jean-Marie Schaeffer et Frédéric Pouillaude (bibliographie à la rentrée).
Sylvain Dreyer
Poétique du récit de voyage (1550-1800)
ECTS
4 crédits
Composante
Collège Sciences Sociales et Humanités (SSH)
Heures d'enseignement
Séminaire lettres
Comment écrit-on un récit de voyage entre 1550 et 1800 ? S’il n’existe pas de poétique du récit de voyage à proprement parler, semblable par exemple à la poétique de la tragédie chez Aristote, certaines règles du genre se sont progressivement et tacitement instituées. Ainsi, le voyageur est réputé raconter la vérité, non seulement sur ce qu’il a vu, mais aussi sur ce qui lui est arrivé, même si plusieurs années se sont écoulées entre son voyage effectif et le récit qu’il en fait. Malgré cette distance temporelle, le public attend qu’il soit véridique. Progressivement s’est construit, dans les préfaces de récits de voyage, un topos : celui de certifier que tout ce que l’on raconte est vrai et de fonder la légitimité du récit sur cette prétention à la véracité.
Or le voyageur, dès lors qu’il entreprend d’écrire son récit de voyage est tout à la fois le personnage principal de son récit et son narrateur en même temps. Il est le je-narré (le voyageur qu’il fut) et le je-narrant (l’écrivain de son propre voyage). Avant d’être les narrateurs de leur voyage, les voyageurs européens sont aussi les lecteurs critiques de leurs prédécesseurs sur les lieux qu’ils explorent.
Le récit de voyage est donc pris en tenaille entre une certaine « volonté de vérité » (Michel Foucault), affichée notamment dans les préfaces et relevant de l’horizon d’attente des lecteurs, et le récit romancé, souvent rocambolesque d’une aventure individuelle nourrie de ses lectures par le voyageur.
C’est à la lumière de cette tension entre vérité et fiction, que ce cours analysera certains aspects de l’écriture du récit de voyage suivant : François Le Vaillant, Second voyage dans l’intérieur de l’Afrique par le Cap de Bonne-Espérance de 1781 à 1785 par F. Le Vaillant, tome 1, 2, 3, à Paris, chez H. Jansen et comp, imprimeurs-libraires, place du Museum, l’an 5 de la République une et indivisible, 1794-1795 « Voyage dans les pays des petits et grands Namaquois », tome II, p. 394-395.
Enseignant : David Diop